生き甲斐

生き甲斐

ikigai, vous connaissez ?

Depuis un petit moment, je m’intéresse au ikigai (lire ikigaille). Qu’est ce que le ikigai ?

Le ikigai qui pourrait être traduit par « raison d’être / joie de vivre «  est un concept ancestrale japonais perçu dans la culture Okinawa comme une raison de se lever le matin.

Mais on ne parle pas ici de se lever pour partir à la pêche, aller travailler ou accomplir des tâches quotidiennes… Ou plutôt si. En fait, c’est tout ça en même temps le ikigai.

Imaginez que votre existence soit guidée par une idée, une passion, un but. Que ce soit profitable pour vous et pour les autres. Que vous n’ayez pas honte de gagner de l’argent pour vivre de votre raison d’être. Que vous soyez apaisé et excité de commencer votre journée pour accomplir votre destin et construire un nouveau jour meilleur chaque jour grâce à ce que vous savez faire le mieux. Voilà ce qu’est le ikigai.

 

Pour ma part, il y a quelques années (pas si lointaines), je pouvais remplacer l’inscription « ikigai » dans le fond vert par « pompier de paris ».

J’aimais sauver les gens, le sport, l’adrénaline etc. (cercle jaune) et à la croisée de ce cercle (cercle rose), le monde avait besoin de pompiers. C’était vraiment ma vocation (partie orange à la croisée du jaune et rose). J’étais plutôt assez doué pour exercer ce métier. Toujours bien noté en sport, précis dans mes gestes, rigoureux dans mes manoeuvres, j’obtenais l’adhésion de mes subordonnées, respectueux et respecté de mes chefs, bref, une passion (l’intersection du cercle jaune et du cercle vert).

Je ne vous détaille pas le bleu, mais je ne vous cache pas que j’étais tout de même payé pour mon travail (métier / profession) et le mot mission est LE mot qui caractérise mon obligation envers la population parisienne.

Cependant, autant j’ai aimé ce métier, autant j’ai aimé développer commentkonfait.com. Vous savez, le site que j’ai créé en 2008 pour introduire le tuto en France (idée qui m’a été piquée par toutes les entreprises avec qui j’ai lancé des partenariats comme Cdiscount, Leroymerlin, makeupforever…Bref, je vous en reparlerais dans un autre article).

Et bien, tout comme le « triangle du feu » mon ikigai à ce moment était commentkonfait.com. Je mettais tellement d’amour dans ce projet que je pouvais y passer des heures même après avoir fini ma journée de travail. J’y restais jusqu’à 4h du matin pour le développement ou suivre mes concours, et je me levais ensuite pour aller au boulot…

Le seul moyen d’arriver à la réussite d’un projet sont ces 3 points indispensables :

  • La précision ;
  • Persévérance ;
  • et la prise de risque ;

(voir les conférences d’Idriss Aberkane et notamment une de ces dernières assez condensée où il parle justement du ikigai)

Et selon moi, si vous voulez réussir dans votre ikigai, vous passerez nécessairement par ces 3 étapes.

Vraisemblablement et d’après Idriss Aberkane, certaines personnes ne trouvent leurs ikigai que très tard dans leur vie. Un notaire devenu jardinier à 60 ans par exemple.

Vous êtes caissière ? Rien n’interdit d’y trouver son ikigai mais bon… Vous aimez les fleurs ? Ok, pourquoi pas… Vous pensez que vous pourriez quitter votre caisse et devenir fleuriste ? Ok, placez le mot « fleuriste » dans la zone verte du milieu du schéma ci-dessus et voyez si vous remplissez tous les critères…

Ca ne marche pas hein ? Il vous manque un élément ? Vous êtes plus douée pour arroser les fleurs que pour composer des bouquets… Seriez-vous capable de passer des heures sur vos créations florales après votre travail et après avoir avoir couché les enfants ? Vous lever tôt le lendemain pour passer les articles des clients devant le scan, et investir toutes vos économies dans du matériel ou un local (précision, persévérance, prise de risque) ?

Alors, si la réponse est oui, vous avez peut être trouvé votre ikigai. En fait, je crois que les organismes comme Pôle Emploi ont récupéré le schéma de l’ikigai et en ont fait un algorithme qu’ils ont appelé : « bilan de compétence« .

D’ailleurs, certaines personnes sont surprises lorsqu’on leur dit :  » bravo, vous n’êtes pas vraiment expert comptable mais plutôt architecte d’intérieur ! »

Revenons sur un truc.

Je disais qu’un notaire à découvert son ikigai à l’âge de 60 ans. Idriss Aberkane qui parle de cette personne, explique que plus on vieillit, plus on a de chance de trouver son ikigai (sagesse, expérience etc.) Pour une fois, je ne suis pas complètement d’accord avec lui.

Je pense que le ikigai change. Il n’est pas le même selon certaines périodes de la vie suite aux événements familiaux (naissances, décès, mariages etc.), les évènements pro (mutations, promotions, perte d’emploie etc.) et d’autres facteurs de la vie de tous les jours.

En fait, mon ikigai n’est plus d’être Pompier. Je ne me sent plus capable de me lancer dans un projet internet d’une ampleur de commentkonfait.com et de veiller jusqu’à pas d’heure pour gérer le site, créer des vidéos acheter du matériel pour ça, la compta, la recherche de financements et j’en passe.

Mais pour autant, pourrais-je inscrire dans la zone verte « agent de sécurité incendie » ? Non, certainement pas. 

Je crois que mon Ikigai actuel est plutôt mon grand retour à l’immobilier. Avant je faisais ça pour me constituer un patrimoine, maintenant je vais le faire à haut niveau (comme un pro quoi…).

Vais-je quitter mon emploie actuel de caissier agent de sécurité incendie pour autant ? Non ! Le ikigai ne m’y oblige pas. Agent de sécurité incendie et ikigai immobilier n’est pas incompatible.

Vous pourriez être caissière et être home stager … Rien n’empêche.

Mais une chose est sûre, si vous lâchez votre métier de caissière pour vous concentrer sur votre ikigai (si vous l’avez trouvé) vous ferez bien plus d’argent que maintenant, vous serez bien plus heureuse, vous vous sentirez bien plus utile et vous vous perfectionnerez pour devenir toujours meilleure jusqu’à devenir un maitre dans votre domaine (10.000  heures de pratique  soit environ 11 ans).

Persévérance, Précision et Prise de risque.

La prise de risque, ce n’est pas mettre les doigts dans une prise de 220v quand vous avez les pieds dans la baignoire avec de l’eau jusqu’aux genoux. Pour reprendre les termes de mon amis Nico, ce qu’on recherche là, c’est ce qu’on appel du risque maitrisé. En faite, la vie avec panache !

Nico parle d’une personne qui pratique le WingSuit. Avant de « tomber » d’une montage avec une aile gonflable, une personne qui pratique le wingsuit a pratiquée des milliers de sauts en parachute, mange équilibré pour ne pas peser 20kg de plus le jour du grand saut ce qui fausserai les optimisations du matériel et les calculs de descente, fait du sport pour avoir un corps assez tonique pour supporter la pression lors d’une descente à des dizaines voir centaine km/h pendant une longue durée et longue distance, fait un calcul de la pente avec un télémètre laser, calcul la force du vent…

Bref, rien n’est laissé au hasard. C’est ça, maitriser le risque.

Je vais finir avec un dernier élément.

J’ai été un bon pompier, j’ai été un bon développeur informatique, et je ne suis pas mauvais en immobilier non plus.

En fait, j’ai 3 ikigai à 36 ans.

Je m’aperçois que les ikigai se modifient avec le temps, mais ils sont complémentaires et même, profitables les uns aux de manière exponentielle !

Je m’améliore à chaque ikigai. Je gagne en connaissance et en qualité de vie. 

A vous de trouver le(s) votre(s).

 

Lien intéressants :

  1. semaweb.fr
  2. medium.com

 

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