Le temps… Mais, qu’est ce que le temps ?

Qu’on s’entente bien, si vous voulez une réponse, ne lisez pas cet article.

En 2018, personne n’a encore compris ce qu’était le temps et personne ne peut l’expliquer. Donc, bien que j’ai une grande confiance en moi, je ne suis pas sûr que je puisse apporter la réponse dans cet article mais je peux peut être vous lancer des pistes de réflexion.

Einstein publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905 et sa théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique alors qu’il travailles au Bureau de la propriété intellectuelle à Zurich.

Et saviez vous que son parcours scolaire fût difficile ? Il s’insurge contre le pouvoir arbitraire exercé par les enseignants, et est donc souvent dépeint par ces derniers comme un mauvais élément, très étourdi. Il éprouve jusque tard dans son enfance des difficultés à s’exprimer. Sans être péjoratif, Einstein se sent au dessus de l’école.

J’ai toujours été fasciné par 2 questions : L’infini et le temps.

Finalement, ces deux questions ne sont pas si lointaines, si je puis dire…

Il y a bien longtemps, j’ai lu le livre du Professeur Hawking, Une brève histoire du temps, que j’avais acheté environ 9 francs à l’époque. C’est vous dire si le temps passe… Cet ouvrage de vulgarisation scientifique traduit en 35 langues et vendu à 10 millions d’exemplaires pendant 20 ans traite de cosmologie, la science des lois qui gouvernent l’univers.

La clé des principaux travaux scientifiques de Stephen Hawking à ce jour est fondée, en collaboration avec Roger Penrose, sur l’élaboration des théorèmes des singularités dans le cadre de la relativité générale, et la prédiction théorique que les trous noirs devraient émettre un rayonnement, aujourd’hui connu sous le nom de rayonnement de Hawking.

Le langage vous trompe.

Pour plonger dans les l’expériences de pensée que je vous propose à travers cet article, nous allons devoir entrer dans un paradoxe. Décrire ce qu’est le temps avec des mots, alors même que le temps ne peut être décrit.

Sinon cet article n’aurait pas lieu d’être…

Pas un jour ne passe, sans qu’on parle du temps ou qu’on y fasse allusion. Il existe tellement d’expressions pour parler du temps qu’on pourrait croire en avoir percé ses mystères. Ces expressions sont comprises instantanément par notre cerveau et nous donne une réelle information sur la voie à emprunter à l’instant “T” (T pour temps), mais comment est-ce possible ?

  • Le temps dans tous ses états : “le temps passe, le temps coule, le temps file, le temps est long etc.”
  • Le temps est possédé : “Je n’ai pas le temps, je manque de temps, donnes moi tu temps, prendre du temps etc.”
  • Le temps est attribué : “il y a un temps pour tout, chaque choses en son temps,  il faut laisser le temps au temps etc.”
  • Se débarrasser du temps : “Passer le temps, tuer le temps, avoir un passe temps etc.”
  • Faire travailler le temps : “Un emploi du temps, travailler à mi-temps, à temps partiel etc.”
  • Quantifier le temps : “Plus de temps, la plupart du temps, gagner du temps, allonger le temps etc.”
  • Temporaliser le temps : “En même temps, dans un premier temps, dans un second temps, de temps en temps, de tout temps, tout le temps, depuis la nuit des temps, de mon temps etc.”
  • Qualifier le temps : “Le plus clair de son temps, un temps de chien, le temps des cerises, un sale temps etc.”
  • Normaliser – standardiser – spatialiser – domestiquer – vulgariser – ne pas respecter le temps : “En temps ordinaire, en temps et en lieu, en temps normal, en temps utile, le temps presse, il fait mauvais temps, les temps sont durs, avoir fait son temps etc.”

Toutes ces expressions vous les comprenez mais en y réfléchissant, comment vous vous y prendriez vous pour donner du temps au temps ? C’est comme si je disais : ” donner de vous-même à vous-même”. Absurde non ?

Relisez sur ces expressions et restez concret, imagez ces expressions, projetez les dans votre tête. Par exemple, “Tuer le temps”. Si le temps était mort, alors que s’écoulerait t’il à la place ? Puisque le temps gît dans vos bras, qu’est ce qui vous permettrai de l’observer? Un anti-temps? l’éternité ?

Que serait par exemple un contre-temps ? Une substance qui empêcherait le temps de s’écouler ? Comment pourriez-vous m’expliquer votre retard ? “Désolé, de l’anti-temps à bloqué mon temps et je suis contraint d’errer dans le passé ?” C’est un non sens.

Et pourtant, toutes ces expressions ont été inventées par quelqu’un, vous les utilisez tous les jours et votre cerveau ou celui de votre interlocuteur les comprend très bien. Mais comment est-ce possible? Il Faut bien se représenter le temps d’une manière ou d’une autre ? Votre cerveau doit donc fabriquer ce temps.

Je vous pose la question.

Alors diriez vous que le temps est linéaire ? Circulaire ? A t’il une dimension ? Peut-il se partager ? Peut-il se ralentir ou s’accélérer ? Peut-il se dilater, se contracter ? Est-il cyclique ? Peut-on voyager dans le temps, retourner vers le passer ou aller vers le futur ? Le présent existe t’il ? (trop tard il est déjà passé !)

Pourquoi parlez vous donc du temps ainsi ? Je vais vous le dire…

La plupart du temps, vous penser au temps linéaire. Pour vous, le temps à un début et à une fin. Le temps est donc fini au moment où vous y pensez. Et par quoi est-il fini ? Par votre mort… Ou… Votre petite mort, c’est à dire la fin de journée. Votre sommeil avant le jour d’après.

Le temps à commencé pour vous le jour de votre naissance et s’arrêtera le jour de votre décès. C’est pour ça que vous utilisez toutes ces expressions. Votre temps est compté. L’heure prochaine sera votre futur et deviendra votre passé à l’heure suivante.

Le présent existe t’il ?

Par rapport à votre temps (durée de vie), diriez vous que la lecture de cet article représente votre présent ou diriez vous que, c’est uniquement “ce MOT” qui le représente ? Le temps présent, où vous avez commencé à lire cet article est-il déjà passé ?

A combien de temps estimez vous votre présent ? Où placer le repère dans votre continuum espace temps ? Faudrait-il encore savoir ce qu’est le temps et ce qu’il représente non? Le passé et le futur sont-il collés l’un à l’autre et le présent serait-il donc cette jonction ? Mais combien de temps diable représente t’elle ?!

Expérience A : Si nous symbolisions cette dernière minutes par des images/secondes (1 image pour 1 seconde). Repassez vous le film et observez les 60 dernières images. Posez les par terre dans votre salon les unes à côté des autres et prenez l’image 35 par exemple. Elle serait le présent de l’image 34 et de l’image 36 non ?

Expérience B : Mais si nous avions une caméra qui filmait plus vite. A hauteur de 2 images par secondes par exemple. Notre dernière minutes représenterai donc 120 images. Vos images sont toujours par terre, mais il y en a plus (+). Votre image 35 devient donc l’image 70. L’image 69 serait le passé et la 71 le futur dans ce cas. On est toujours d’accord ?

Mais vous qui aviez placé un repère au sol (un bout de bois par exemple) lors de l’expérience A sur l’image 35 pour symboliser le présent, il n’a toujours pas bougé lui… Votre salon ne s’est pas agrandit et pourtant, sur l’expérience B il se retrouve en fait, sur l’image 70. Aurait-il voyager dans le temps ?

En fait votre repère placé au sol pourrait symboliser cette durée du présent, mais alors combien de secondes ou nano secondes représenterait-il par rapport à l’expérience A ou l’expérience B alors qu’il s’est en fait toujours écoulé le même temps, soit 1 minute ! En réalité votre repère de bois ne symbolise rien d’autre qu’un morceau d’espace (un repère dans l’espace). Autrement dit, le présent ne serait qu’un repère dans l’espace.

L’espace et le temps.

D’après Albert Einstein et sa théorie de la relativité générale, l’espace et le temps sont indissociables.

Vous n’aviez jamais remarqué ? Amusons nous avec cette petite expérience.

  • Oublions le temps : Je te donne rendez-vous place de la Concorde à Paris.

Vous vous posez une question là non ? Il manque une donnée ?

  • Oublions l’espace : Je te donne rendez-vous demain à 11h45

Il manque toujours un truc n’est ce pas ?

Rétablissons l’ordre des abscisses et des ordonnées : Je te donne rendez-vous, place de la Concorde à Paris, demain à 11h45.

Il semblerai bien que vous soyez maintenant en mesure de placer un repère en plein milieu de votre graphique mental. Le rendez-vous est pris !

Et encore, la place de la Concorde est grande et vous n’avez peut être pas la même heure sur votre montre que moi sur la mienne… Vous voyez comme l’espace temps est infiniment précis ?

Regardez cette vidéo pour illustrer l’espace temps d’Einstein

Un peu difficile à comprendre n’est ce pas ? Regardez cette portion de vidéo de Science Etonnante qui vous explique le Paradoxe des Jumeaux.

 

Toujours rien compris ? Il y a trop de termes scientifiques et ça pollue un peu notre compréhension. Je vais essayer de vous emporter dans une expérience de pensée simple pour illustrer ça.

La balle de tennis dans le train.

Ce n’est pas tout à fait juste, mais c’est une expérience de pensée que je me suis imaginé quand j’étais petit pour bien comprendre.

Imaginez un observateur, moi par exemple, dans un champ au bord d’une ligne TGV. Vous, vous êtes dans le TGV. Il n’y a aucun siège, le wagon est vide et transparent et vous avez une balle de tennis dans la main. Faites la rebondir sur le plancher du TGV et rattrapez là.

Au moment où la balle touche le plancher du TGV, vous m’avez dépassé à la vitesse de 300 km/h. Donc, vachement vite. Lorsque vous lâchiez votre balle vous étiez à 100m de moi. La balle a atteint le sol du TGV au moment où vous me croisiez, et le temps de remonter dans votre main, vous étiez 100m plus loin (je précise que je ne fais aucun calcul de vitesse et distance pour ne pas complexifier la chose, seule l’expérience compte).

Que s’est il passé de votre point de vu ? La balle a mis 2 secondes pour rebondir. Départ de votre main, toucher le sol et revenir à votre main. Sa distance parcourue est, aller et retour depuis votre nombril, disons… 2 mètres. Elle a donc parcourue 2 mètres en 2 secondes on est d’accord ?

Pourtant, moi je l’ai vu votre balle… J’ai de supers yeux et je vous rappelle que la carrosserie de votre TGV est transparente…

Lorsqu’elle a quitté votre main, vous étiez à 100m de moi, elle a touchée le sol en me croisant et lorsque vous avez récupéré la balle, vous étiez 100m plus loin. Elle a donc parcouru 200m en 2 secondes ?

En fait on a touts les deux raisons. De votre point de vu (donc de votre référentiel), la balle n’a parcourue que 2 mètres. De mon point de vu (mon référentiel), elle a parcourue 200m. Pourtant il ne s’est écoulé que deux secondes !!!

Vous avez voyagé dans le temps. Pensez y la prochaine fois que vous allez voir vos parents en train (mouvement rapide) alors qu’ils vous attendent immobiles sur leurs leur canapé.

Vous avez vieillit moins vite !

Du coup, on pourrait se représenter ça comme ça : Puisque vous avez fait plus de choses que moi (la distance parcourue), le temps s’est donc ralenti pour vous donc vous avez vieillit moins vite que moi…

Figurez vous que, quantiquement parlant, votre montre retarde maintenant sur la mienne. Le temps s’est dilaté. Si une bombe explose à 12h00 à ma montre, lorsque moi je serait cuit, votre montre n’affichera que 11h59. Il vous reste donc 1 min, alors ne trainez pas pour envoyer un SMS…

Et pour mettre votre cerveau en ébullition, figurez-vous que la différence de temps est perceptible selon qu’on soit en altitude ou non. En effet, si vous vivez au bord de la mer, vous vieillirez plus vite que quelqu’un qui vit en haut d’une montage. Figurez-vous que si ce paramètre n’était pas pris en compte dans la correction les horloges des satellites GPS, vous auriez plusieurs centaines de mètre de décalage entre votre position et la position indiquée par votre voiture !

Dingue non ?

Si le langage vous trompe, la conjugaison peu en revanche vous donner quelques indices sur le temps.

Aujourd’hui, j’étais justement entrain de faire réviser ma fille de 8 ans pour la reprise de sa scolarité en CM1. Nous révisions le passé, le présent, le futur et plus en détail, l’imparfait et le passé composé.

Je suis de ceux qui déteste notre système éducatif national. Je vous renvoie aux écrits d’Idriss Aberkan ou cette vidéo pour vous donner un aperçu.

En outre à l’instar de la pub Pirelli de 2001sans maîtrise la puissance n’est rien“, je suis de ceux qui pensent qu’apprendre sans comprendre est contre productif. (Notez qu’il est possible d’apprendre ses leçons par coeur comme des poésies et les rétorquer sur du papier pour être bien noté…).

C’est un point commun que j’ai avec Einstein, (et même Hitler…). Je n’aimais pas l’école mais sans comprendre pourquoi, j’adorais certains profs. D’ailleurs avec eux, j’avais de bonnes notes. Maintenant j’ai compris pourquoi…

J’ai donc quitté l’école à 18 ans sans passer le bac et avec un BEP de compta en poche, moi qui voulais être Pompier !

Alors lorsque je fais apprendre une leçon à ma fille, je lui montre l’envers du miroir. Une sorte de logique inversée. En quelque sorte, je ne me pose pas la question de “comment entrer chez un concessionnaire pour acheter une voiture, mais comment ressortir de chez un concessionnaire avec cette voiture…”

Reprenons.

Passé, présent, futur, vous avez compris, je ne reviens pas dessus. Mais comment lui faire comprendre la différence entre tous les temps qui les composent. L’imparfait et le passé composé sont deux temps du passé non ?

Alors quel intérêt ? Comment les différencier ?

Lorsqu’on demandait à Einstein : “comment faites vous ?“, vous savez ce qu’il répondait ? Il répondait : “Je vois tous avec les yeux d’un enfant“. Autrement dit, il partait d’une feuille blanche et se posait “bêtement” toutes les questions qu’un enfant pouvait se poser.

Alors, faisons comme notre ami Einstein et partons d’une feuille blanche : qu’est ce qui fait le temps dans une phrase ? Réponse : C’est le verbe.

Qu’est ce qu’un verbe ? Réponse : C’est un mot qui désigne une action.

Qu’est ce qu’une action? Réponse : L’action est en réalité un mouvement.

Et c’est là, la clé de la différence entre temps du passé (présent et futur également).

La différence entre l’imparfait et le passé composé c’est que l’un, désigne une action en cours dans le passé et l’autre une action finie dans le passé.

Pour que ma fille comprenne, je lui ait demandé de décrire naturellement ce que je faisais. Je me suis mis à marcher quelques mètres dans mon salon, de mon bar à la fenêtre :

  • Moi :  “que vais-je faire ?”
  • Laura : “Tu vas marcher.” (ou marcheras)

Donc futur…

  • Moi : “que suis-je entrain de faire?”
  • Laura : “Tu marches”

Donc présent…

Je m’arrête.

  • Moi :Qu’ai-je fait ?
  • Laura :Tu as marché

En effet, je suis arrêté et donc immobile, “j’ai marché”, donc passé composé. L’auxiliaire est conjugué au présent et nous retrouvons bien le participe passé en “é” pour un verbe en ER.

PAF ! La leçon sur le passé composé, présent, et futur était faite en 6 mètres avec tout le naturel du monde.

En réalité, elle connaissait déjà ces temps puisqu’elle les utilise depuis qu’elle sait parler ! Maintenant elle a compris comment les utiliser, pourquoi les utiliser, quand les utiliser et comment les conjuguer.

J’aurai aimé avoir des profs comme moi à l’école.

Mais l’imparfait dans tout ça ?

Et bien nous allons faire une autre expérience. Je prends ma chaussure et je la place en hauteur à bout de bras.

Expérience A, je la laisse tomber.

  • Moi : “Laura que s’est-il passé ?” (notez la présente du mot : passé)
  • Laura : “Ta chaussure est tombée. Passé composé.” (auxiliaire au présent, participe passé conjugué et accordé, ça ne fait pas de doute)

Expérience B, je laisse tomber ma chaussure, mais pendant sa chute, je claque des doigts avec l’autre main. Arrivée au sol je pose cette questions :

  • Moi : Laura, que faisait ma chaussure lorsque j’ai claqué des doigts ?
  • Laura répond spontanément : “Elle tombait. Imparfait”.

Elle connait l’imparfait depuis toute petite, parce qu’elle l’a apprise sans même comprendre. Un par coeur rentré de force dans sa tête à cause d’entendre continuellement ce temps conjugué dans nos bouches. Engagez une conversation avec un enfant de 5 ans vous verrez qu’il saura spontanément conjuguer l’imparfait. Demandez lui ce qu’est l’imparfait ou de conjuguer un autre verbe il en sera incapable… Parce qu’il n’a pas compris ce qu’était l’imparfait.

Maintenant, elle a compris que l’imparfait traduit une action qui a durée un certain laps de temps dans le passé (environ 2 secondes de chute pour ma chaussure).

Ma chaussure a donc été en mouvement pendant environ 2 secondes. Le claquement de doigt ne servait qu’à placer un repère dans le temps de l’observatrice.

Le mouvement.

Le mouvement d’un corps dans l’espace…

J’ai regardé l’interview de Etienne Klein par le Youtuber la tronche en biais.

Cette vidéo parle de “l’origine” et lorsque M. Klein a abordé le BigBang, j’ai eu un flash…

18:27 min, Etienne Klein explique ce qu’est l’origine. Raconter l’origine d’une chose est donc la conclusion d’une chose. L’origine est la conclusion de toute ce qui s’est passé avant cette chose…

A 20:30, Etienne Klein explique ce qu’est le Big Bang. Il parle de l’expansion de l’univers. L’espace-temps se dilate depuis le Big Bang et en inversant les équations, l’énergie augmente, la température augmente, et en remontant si loin qu’on le peu, on tombe sur une singularité, c’est à dire un univers ponctuel de taille nulle d’une densité infinie et température infinie qu’on appelle donc “Big Bang” et à qui on associe l’instant zéro.

Donc si on visualise le film, imaginez une sorte de grande pièce vide et sombre. Ajoutez un noyau, disons grisâtre, de la taille d’un petit poids flottant au centre de la pièce puis regardez le exploser au ralenti.

Vous voyez jaillir des étoiles, des galaxies des planètes. S’en forme des systèmes solaires, la Terre qui tourne sur elle même en 1 jour et autour du Soleil en 1 an… Visualisez votre naissance, votre vie et les jours qui passent (passé présent futur) et…

STOP ! On s’arrête là.

Rembobinez la vidéo au ralenti jusqu’au big bang.

Vous y êtes ?

Vous avez vu des milliards d’années s’écouler puis vous les avez rembobiné. Et maintenant qu’est-ce qu’il se passe ? On est au début de l’enregistrement, à l’instant zéro. Que fait le temps ? Il attend, il est en pause ?

Il ne recule plus, alors quelle est la définition du temps maintenant qu’il n’y a plus de mouvement ?

Bon, c’est une vision simpliste pour se représenté le Big Bang, parce qu’en réalité, ce n’est pas du tout comme ça. Il faut voir le BigBang comme une dilatation de l’univers à tous les points de l’univers.

Je ne peu pas vous fournir de réponse.

Par contre, j’ai fait une petite recherche dans Google (et sur Wikipedia pour la plupart) et on tombe sur quelque chose d’intéressant…

Voici deux définition du temps : 

1)  Continuité indéfinie, milieu où se déroule la succession des événements et des phénomènes, les changements, mouvements, et leur représentation dans la conscience.

  • Nous avons bien cette notion de succession d’évènements, de mobilité et mouvement représenté dans notre conscience.

2)  Point repérable dans une succession par référence à un « avant » et un « après ».

  • Ce que je comprends, c’est que s’il n’y a pas de présent.

Côté philosophie,

Platon : « l’image mobile de l’immobile Éternité »

  • Je crois que c’est assez clair. Placez une boite à vos pieds dans votre salon et faites y exploser le “petit poids Big Bang”. Vous observerez la mobilité dans un contenant immobile qui est l’éternité. Donc s’il n’y a rien avant le Big Bang, il n’y a pas de temps… Le Big Bang a donc créé le temps en se mettant en mouvement.

Aristote : « le nombre du mouvement selon l’avant et l’après »

  • Là encore le mouvement et évoqué et remarquez qu’il ne fait pas état du présent. Il n’y a qu’un avant et un après.

Pour Aristote encore, si le temps sert à nombrer toutes sortes de mouvements, le temps de référence, le temps universel, est celui du mouvement circulaire uniforme attaché à la sphère des étoiles fixes.

Le stoïcisme : Pour les stoïciens en effet, le temps est (comme le vide et le lieu) un « incorporel », c’est-à-dire quelque chose qui a une existence virtuelle plus que réelle (laquelle est réservée aux corps).

Plotin : il considère que c’est une erreur de chercher le temps exclusivement dans le mouvement, car ce dernier n’en est qu’un aspect, et pas le plus important. Dynamisme vital, le temps est de nature mentale ou spirituelle plus que physique ou matérielle.

  • Plotin parle de l’âme (qu’on pourrait assimiler à la conscience) et je ne vous ai mis que des extraits car le résumé de Wikipedia est assez long et part plus dans la spiritualité que la physique des particules mais il n’en reste pas moins très intéressant de le lire.

La pensée chrétienne : le passé objectivement disparu existe toujours dans la mémoire, comme l’avenir existe déjà dans notre attente et comme le présent en lui-même si volatile acquiert quelque épaisseur dans notre effort d’attention. De sorte que ce que nous mesurons, ce n’est pas un mouvement, comme le croyait Aristote, mais une impression mentale.

  • Et là, ça rejoint Plotin qui pense plus à la spiritualité / esprit / conscience. Hé oui, si le temps est passé par le mouvement, il n’en reste pas moins qu’il demeure dans votre mémoire et la durée (mesure) reste la même que le temps réellement passé (les jours et les nuits écoulés).

La pensée moderne : À l’époque moderne, la philosophie du temps va osciller entre les deux pôles du réalisme et de l’idéalisme. Les réalistes confèrent au temps (comme à l’espace) une existence propre, indépendante de l’esprit humain ; les idéalistes récusent ou mettent en doute cette existence indépendante.

Opposition entre Leibniz et Newton :

  • Newton : Le temps de la physique, par exemple, coule uniformément depuis toujours, sans relation à rien d’extérieur à lui, et il continuerait de couler ainsi quand bien même il n’y aurait nulle part aucun mouvement d’aucune sorte. Il diffère donc du temps social qui se règle, lui, sur des mouvements naturels toujours un peu irréguliers et qu’on mesure en conséquence de manière forcément approximative.
  • Leibniz : L’espace est l’ensemble des relations entre les choses compatibles ou « compossibles » entre elles et donc coexistantes ; le temps est l’ordre de succession des choses incompatibles entre elles ou « incompossibles ». L’un et l’autre n’existent donc pas à la manière des choses matérielles, ils n’en sont pas non plus les conditions premières (comme le voulait Newton), mais ils existent tout au contraire dans les relations entre ces choses, bénéficiant d’une réalité qui en est tout entière dérivée.

Kant : conjugue à sa façon les deux tendances contraires : pour asseoir le réalisme de la science newtonienne, il va dématérialiser l’espace et le temps.

Bergson : « La durée toute pure est la forme que prend la succession de nos états de conscience quand notre moi se laisse vivre, quand il s’abstient d’établir une séparation entre l’état présent et les états antérieurs. »

Husserl : « Toute conscience est conscience de quelque chose », elle n’existe que dans l’extériorité, elle est « intentionnalité ». C’est pourquoi le temps n’est pas plus dans le mouvement qui jaillit en elle que dans l’objet qui le sollicite. C’est la conscience qui « temporalise » en cherchant son identité dans la force qui la jette sans cesse hors d’elle-même, se condamnant ainsi à ne pouvoir jamais aboutir, et donc à se relancer indéfiniment, et fournissant au temps sa réserve inépuisable.

Heidegger : développe cette problématique de façon originale dans Sein und Zeit (Être et Temps, 1927) en se centrant sur l’être de cet « étant » particulier (le sujet humain) qui est à l’origine de la temporalisation… 

Pour finir.

J’allais dire, pour conclure, mais je crois que le sujet ne vas pas être clos avant longtemps… Donc pour finir cet article, mon intuition est de suivre les théories du mouvement selon Platon et Aristote mais aussi de prendre en compte la pensée idéalistes que le temps est fabriqué par la conscience comme peut le suggérer Bergson ou Husserl.

Je vous entend dire : “Il s’embête pas lui, il est d’accord avec tout le monde“.

Je m’explique.

Si on peu être d’accord que la rotation de la Terre sur elle même fabrique les journée ou sa révolution autour du Soleil fabrique les années et que depuis 36 ans, je peux compter les jours en prenant ce référentiel de durée (36 primtemps – du latin « primus tempus » qui signifie « premier temps »), il n’en est pas moins que si je devais me repasser la bande de ma naissance à maintenant durant cette journée, la bande me paraîtrait quoi qu’il en soit, longue d’au moins 36 ans…

Je suis en mouvement depuis ma naissance et quand j’y pense, ça me paraît une éternité…

Vidéos à voir.

L’univers a-t-il connu un instant zéro ? Eteinne Klein

 

Qu’y avait-il avant le Big Bang ? Aurélien Barrau.

 

L’univers avant et après ? Gérard Klein, Marc Lachièze-Rey, Raphaël Granier de Cassagnac, Roland Lehoucq

Peut-on voyager dans le temps ? Etienne Klein

 

Le temps est-il une illusion ? Marc Lachièze-Rey, Étienne Klein et

Roland Lehoucq

Le temps existe-il ?

 

Je vous laisse à vos recherches et vos commentaires. Si vous êtes intéressé pour débattre, j’ouvrirai une discussion sur le Forum (uniquement pour les abonnés).

 

Le temps… Mais, qu’est ce que le temps ?

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