Ma fille a (pas) négociée son Carambar

Laura, ma fille de 7 ans trouve souvent de petites pièces rouges par terre, sur les sièges des bus etc.

Aujourd’hui, elle a trouvée 22 centimes en 2 fois. Une pièce de 10 centimes dans la cour de l’école puis 12 centimes en petites pièces rouges dans le bus.

Elle me demande ce qu’on peut acheter avec ça, et je lui répond qu’elle ne pourra pas acheter grand chose.  Toutefois, en y réfléchissant, on peut peut-être créer de la plu-value…

Je l’informe qu’elle peu sûrement s’acheter un Malabar ou un Carambar, mais du coup, son petit Frère va la regarder avec son air de chien battu. Alors je lui explique que si elle négocie, elle peu tenter d’en obtenir 2 !

Voici comment faire :

“Déjà, tu arrives très avenante, très polie, il faut inspirer la sympathie de ton interlocuteur. Ensuite tu arrives avec un texte bien rodé du type, bonjour madame, j’ai trouvé 22 centimes par terre, qu’est ce que je peux acheter avec ça ? Si elle te répond un Malabar, demande, et si je vous fais un joli sourire, est ce que vous m’en offrez un deuxième pour mon petit Frère ?

Bon du coup, Laura a bloquée au moment de la négo. Elle n’a ni osée faire le sourire ni la négo parce qu’il y avait du monde dans la boulangerie. Finalement elle a partagé son Carambar avec son Frère (parce qu’elle a pris un Carambar du coup), ce qui est louable mais ce n’était pas l’objectif.

Mais ce qui est important, c’est que la leçon est la même dans les 2 sens.

J’ai posé la question à Laura : “tu as mis combien de temps à trouver ces 22 centimes ?”

Elle m’a répondu : “1 journée”.

Je lui ai demandé : “à quand remonte la dernière fois que tu as trouvé de l’argent?”

Elle : “1 mois peut être…”

Je lui ait donc dit : “Si tu avait réussi à obtenir un second Carambar, tu aurais gagné en quelques secondes ce que tu as gagné en 1 mois. Tes 22 centimes aurait donc représentés autant que 44 centimes. Au lieu de ça, tu as divisé ton Carambar en 2 et donc tes 22 centimes n’ont représenté que 11 centimes pour toi. Et si ça se trouve, le Carambar était même à 20 centimes et la boulangère t’a arnaquée de 2 centimes ! “

Sa stratégie devait inspirer la sympathie en faisant une petite frimousse. Elle m’a fait remarquée qu’il y avait beaucoup de monde qui était entré dans la boulangerie, mais ma réponse fut qu’elle aurait justement dut se servir de ça comme un moyen de pression sur la boulangère.

  • D’une, si Laura restait plantée devant la boulangère en attendant une réponse positive, les clients se seraient agacés et donc la boulangère aurai certainement passé un Carambar en perte…
  • De deux, la boulangère n’aurait peut être pas eu envie de passer pour un bourreau d’enfant et finalement, son don de Carambar aurait inspiré la sympathie des clients, ce qui n’est en aucun cas nuisible à son commerce, bien au contraire.
  • De trois, au pire, la boulangère aurait refusé, mais comme le dit Olivier Seban, si on n’ose pas on est sûr de ne rien obtenir.

Finalement, l’acceptation de la boulangère aurait été bénéfique pour tout le monde. Elle ne perd pas grand chose, elle attire la sympathie des clients, celle de ma fille pour d’éventuels futurs achats et Laura gagne en notoriété devant les clients de la boulangères qui sont aussi potentiellement de futurs clients pour elle et seront certainement satisfait de ses services.

Grosse leçon de négo autour d’un Carambar quoi !

Ma fille a (pas) négociée son Carambar
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